Bienvenue dans Cultive le Vivant !
Avant de partager mes explorations autour de la santé naturelle, de l’hormèse, de la physiologie et de la nutrition vivante, j’ai choisi de commencer par une mini-série plus personnelle.
Ces premiers épisodes vous racontent mon chemin : l’effondrement que j’ai traversé, mes prises de conscience, et la vision qui a émergé avec mon projet de vie Baobab.
Pourquoi ? Parce que je crois qu’on ne transmet jamais aussi bien que quand on part de soi. Ces récits te donneront le contexte et la boussole qui guide tout ce que je partagerai ensuite ici : respiration, froid, digestion, alimentation vivante, fermentation et pratiques concrètes pour cultiver la résilience et se renforcer.
Ce que mon anticonformisme disait vraiment de moi
On croit souvent que l’anticonformisme est une posture de liberté. Et si derrière se cachait un mécanisme inconscient, une stratégie défensive ?
Comment l’anticonformisme peut être le symptôme d’un besoin d’amour non comblé, et comment le transformer en force créatrice plutôt que d’en subir inconsciemment ses conséquences
Anticonformisme (nom masculin)
Définition :
Attitude, comportement ou manière de penser qui consiste à refuser de se soumettre aux normes, usages, opinions ou comportements dominants dans une société, un groupe ou une époque.
Sens courant :
- Volonté de se démarquer, de s’opposer aux conventions établies.
- Tendance à défendre des idées, des pratiques ou des styles de vie jugés non conformes.
Le problème
D’abord je ne me suis jamais définit comme étant anti-conformiste.
J’ai simplement subit ma différence étant enfant : énurésie, scolarisation tardive. Et puis j’ai cultivé cette différence sans m’en rendre compte, avec des attitudes d’opposition (à l’école, en famille, entre amis). Adulte, j’ai cultivé le rôle de “l’avocat du diable” sans m’e rendre compte non plus…
Au final, avant de mettre le mot anticonformiste sur ces différentes attitudes qui étaient les miennes, je me suis juste senti différent des autres, en décalage avec la société. Avec le temps j’ai intégré et cru, à mon insu, que mon anticonformisme était une identité.
Défier les normes, refuser les cases.
Provoquer mes proches, tester leurs limites.
Me différencier - comme si j’avais besoin d’attirer l’attention des autres.
J’ai réalisé cet été que ce n’était pas un choix libre. C’était une stratégie inconsciente. Un test permanent : “Tu dis m’aimer ou m’apprécier ? Tu dis être mon ami(e) ? Voyons jusqu’où je peux pousser le curseur ?”.
Le symptôme de quelqu’un qui veut être sûr qu’on l’aime vraiment ! La preuve par la transgression : c’est comme si je cherchais à vérifier que l’amour est inconditionnel, qu’il ne dépend pas de mon obéissance ni de ma capacité à me conformer à certaines attentes (énoncées ou pas).
Cette mécanique m’a mené à :
se sentir perdu et manquer de sens de vie,
des colères excessives,
des comportements d’auto-sabotage,
de la honte, de la culpabilité, des angoisses,
des addictions et d’autres dysfonctionnements..
Comme si j’ai vécu une vie ou je me trahissais à répétition… Bref, l’anticonformisme peut devenir une prison quand il n’est qu’un symptôme !
Qu’est ce que ça dit de moi ?
Non seulement j’ai réalisé :
que j’ai un rapport à l’amour déséquilibré (et que j’ai rapporté de ma tendre enfance) !
que mon anticonformisme n’est pas une identité mais une défense, un besoin de m’assurer que l’amour est vrai.
mais surtout que ce que je détestais le plus chez moi est en fait ce que j’aime le plus. Etre différent implique nécessairement de la créativité !
La solution
Cette prise de conscience a tout changé :
mon anticonformisme n’est pas une identité figée
C’est une boussole, un radar qui cherche la vérité relationnelle.
Ce que je croyais destructeur est en fait une quête de preuve d’amour.
En reconnaissant ça, j’ai pu :
arrêter de me juger,
voir mon anticonformisme comme une force créatrice,
comprendre qu’il n’était pas un ennemi mais un signal intérieur.
La stabilité émotionnelle ne viendra jamais de l’extérieur. Elle se cultive en soi. Quand la vague déferle sur le lac, elle finit toujours par se dissiper.
Comment déceler et canaliser ?
Pour éviter de sombrer dans les écueils de l’anticonformisme et d’être en conflit permanent mais surtout afin de tirer bénéfice de ce trait de caractère, voici 4 pistes concrètes que j’utilise :
Observer les déclencheurs : remarquer quand tu te mets en mode opposition (au travail, en couple, avec tes proches). Quels dénominateurs commun y a t il entre les déclencheurs ?
Se questionner : est-ce un vrai choix ? pourquoi cette situation génère des frictions et de la frustration ? Quelles émotions ressens-tu et surtout qu’est ce que chaque émotion dit de toi.
Transformer : la prochaine fois que tu reconnais une situation où tu es en réaction, exprime ton besoin directement plutôt que de l’exprimer par la transgression.
(Re)Connexion : La meilleure manière de stimuler sa créativité est de prendre du temps pour soi. Mais cela sera l’objet de futures newsletters
Petit à petit, ton anticonformisme peut devenir une créativité assumée, pas une réaction automatique.
Dis-moi en réponse à ce mail : as-tu déjà ressenti que tes comportements “rebelles” cachaient en fait un besoin de reconnaissance ?
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✋🏻✋🏻 tu m’aides bcp dans mon parcours